Le plan d’action tiré de la Stratégie nationale pour les réfugiés est maintenant bien engagé dans ses différentes composantes au niveau national, et suppose la coopération des acteurs en charge du logement, de l’emploi, de l’éducation ainsi que des acteurs de l’économie partout à travers le pays. La mobilisation de ces acteurs sur le terrain est essentielle pour garantir une intégration réussie des personnes réfugiées.

Alain Régnier, délégué interministériel, a entamé dès sa prise de fonction une longue série de déplacements afin de définir avec les services locaux de l’État, les opérateurs ou associations mais aussi avec les élus, les principaux axes des de travail sur les questions liées à l’accueil et à l’intégration des réfugiés dans les territoires.

Ainsi dans les prochaines semaines et jusqu’à fin d’année, sont inscrits à son agenda des déplacements à Amiens, Lille, Grenoble, Perpignan, Toulouse et Pau. Ces visites seront une fois de plus une possibilité d’être à l’écoute du terrain, en organisant des échanges avec les acteurs concernés afin de mobiliser des ressources pour le déploiement de stratégies locales nécessaires à un accueil et une intégration efficace et pérenne des personnes.

Les rendez-vous territoriaux de la Diair ces deux derniers mois ont étés :

Le 10 octobre à Marseille, une réunion s’est tenue entre le délégué interministériel, les services de l’État suivis plus tard d’une réunion avec des associations ayant développé des projets originaux. L’association Elia propose aux personnes réfugiées d’accéder à un logement « en intermédiation locative à bail glissant » : avant d’être titulaires définitivement du bail, signe d’une intégration aboutie, les personnes peuvent ainsi s’insérer sereinement dans leur nouvel environnement. L’association AAJT (Association d’aide aux jeunes travailleurs) a quant à elle développé des projets d’accompagnement des jeunes réfugiés, travaillant notamment avec les centres de formation pour leur permettre d’obtenir un contrat d’apprentissage.

A Nantes le 12 octobre Alain Régnier avait rendez-vous pour des échanges bilatéraux avec la préfète de la région Pays de la Loire, préfète de Loire-Atlantique puis la vice-présidente de Nantes métropole très engagée dans l’accueil des personnes réfugiées. Ce même jour les Fédérations des acteurs de la solidarité Bretagne et Pays de la Loire organisaient une journée sur la thématique « Intégration des réfugiés, quels défis pour les territoires » : l’opportunité pour le délégué de présenter la Stratégie nationale et les grandes orientations qui seront ensuite déclinées par territoire. Ces échanges ont permis d’esquisser des pistes d’actions communes pour faciliter l’intégration au niveau local.

Puis le 16 octobre à l’occasion de la Quinzaine régionale de l’intégration des réfugiés, Arnaud Cochet, préfet de l’Ain et Jacques Dupoyet, président de l’association « Alfa3a », ont accueilli Alain Régnier à Bourg-en-Bresse dans les salons de la préfecture. Cette journée de l’intégration s’est déroulé avec la visite du Centre de transit des réfugiés (CTR), la présentation du dispositif « une voix-e pour l’emploi » et une table ronde avec pour thème, « l’Ain, territoire d’accueil et d’intégration ».

 

Notons aussi la participation du Délégué interministériel à Lyon le 18 octobre à l’invitation de l’association Passerelles buissonnières à l’occasion du festival Lumière, qui pour cette édition avait recruté des réfugiés parmi les bénévoles travaillant à l’organisation. Cela a été l’occasion pour Alain Régnier de donner une interview à “Radio Lumière” sur la question de l’intégration.

A Lons-Le-Saunier le vendredi 9 novembre à l’invitation du préfet du Jura, Richard Vignon. Une journée au cours de laquelle une convention pour une stratégie d’intégration des réfugiés dans le département a été co-signée par différents partenaires dont l’association des maires du Jura, le conseil départemental, les missions locales, les associations, les services déconcentrés de l’État ou les délégations territoriales de l’Ofii et de l’Agence régionale de santé. Cette convention se décline à partir des atouts de ce territoire très riche en matière d’initiatives citoyennes et de lien social.

Enfin tout récemment, Alain Régnier s’est rendu à Grenoble Mercredi 14 novembre. L’Isère dispose de nombreux atouts notamment en matière d’emploi et cette visite a été l’occasion de rencontrer un réseau d’opérateurs très engagés tant sur le logement, l’emploi, la formation et l’apprentissage du français. Le préfet du département, Lionel Beffre, s’est engagé dans la mise en oeuvre de la stratégie d’accueil et d’intégration des réfugiés avec les partenaires locaux au premier rang desquels la métropole grenobloise pourrait se joindre. Cette journée a permis au préfet de rencontrer des réfugiés en garantie jeune avec la mission locale de Grenoble et d’autres en parcours de formation avec l’AFPA de Pont-de-Claix. Ils ont pu témoigner de leur parcours, de leur réussite avec l’obtention de CCD et de CDI pour certains et de leurs différents projets au sein de la société française. Plusieurs ont souhaité remercié l’Etat français de les avoir accueillis. Grâce aux cours de français dispensés notamment à la mission locale et à l’Afpa, les échanges ont été nombreux et le dialogue très riche avec les réussites mais aussi les difficultés rencontrées dans leur parcours d’insertion avec des difficultés notamment pour ouvrir un compte bancaire. Des actions seront déployées par les services de l’Etat local pour améliorer l’accès aux droits des réfugiés.

Comme on le voit, l’amélioration de la vie quotidienne des personnes réfugiées accueillies dans notre pays commence par un partage d’expérience, d’expertise et d’innovation de tous les acteurs impliqués sur le terrain. Il est alors nécessaire pour la Diair en tant que pilote de la Stratégie nationale de répondre favorablement aux invitations reçues des préfets, des élus locaux ou des acteurs de la société civile, pour des rencontres, séances de travail ou des journées de tables rondes sur ces questions, qui permettront, dans de nombreux territoires de coordonner l’action de l’Etat et des collectivités territoriales, en la contractualisant.

C’est l’objet même de ces déplacements et l’objectif de la Diair d’ici à la fin de l’année à venir de signer des conventions de partenariat avec les principales métropoles françaises.