Alain Régnier s’est rendu le 8 juillet à Bordeaux pour une visite consacrée à l’insertion sociale et professionnelle des réfugiés, insertion articulée autour du collectif « Respire » qui unit acteurs de la société civile et acteurs économiques.

 

Préparée conjointement par la direction départementale de la cohésion sociale et par l’unité territoriale de la Direccte, cette visite a permis au délégué interministériel d’entendre des témoignages de réfugiés : ce sont ces témoignages qui ont alimenté débats et réflexions.

La matinée s’est déroulée à Science Po Bordeaux, où le directeur, M. Déloye a accueilli autour du délégué un public de près de 60 participants pour entendre la voix des réfugiés et de leurs accompagnateurs.

 

Une table ronde s’est articulée autour de cinq témoignages :

  • celui de M. Monlom, originaire du Tibet, accompagné de son mentor M. Jean Alain,
  • celui de deux pères de famille d’origine syrienne, accompagnés par France Horizon,
  • celui de Mme Nahvi, d’origine iranienne et de ses employeurs, Mmes Vesseron et Camillieri,
  • celui de M. Caillard, directeur de vignobles Lafitte Rotschild,
  • celui de Mme Lauret, prestataire viticole.

Ont été évoquées notamment les questions du logement (devenu difficile et cher à Bordeaux, plus accessible dans sa périphérie), du permis de conduire (presque toujours nécessaire de passer ou de repasser), de la reconnaissance des compétences, de l’école des enfants, bref l’ordinaire de nombre de familles.

L’entraide, particulièrement dans les petites communes, est très appréciée par les réfugiés dont l’émotion a été palpable: être sorti des épreuves , trouver répit et espoir libère les sentiments et leur expression !

 

Après une collation riche en saveurs préparée par des réfugiés dans le cadre du Refugee Food Festival, l’après-midi a été dédiée à une visite du centre de formation du BTP Batiform où un groupe de jeunes réfugiés se forme en alternance (contrats de professionnalisation). Une semaine en centre et trois semaines en entreprise, ce rythme convent bien à l’insertion professionnelle.

 

Après moins de deux à trois ans de séjour en France pour la majorité d’entre eux, leur expression en français se révèle déjà correcte et leur avenir professionnel assuré. Batiform est en effet adossé à deux groupements d’employeurs  et le BTP peine non seulement à recruter en Gironde mais même à remplir ses offres de formation. Les employeurs qui accueillent ces jeunes réfugiés en alternance partagent le même constat : ils ont affaire à des jeunes assidus et motivés.

C’est donc tout naturellement que la dernière question qui leur fut posée fut : « Avez-vous été bien accueillis en France ? » : réponse sincère et spontanée : Oui.