Photo Firas Abdullah

A l’occasion de l’Agora 2019 qui se déroulera le Lundi 25 novembre 2019 à l’usine – Saint-Denis / Porte de Paris, nous proposerons à voir une sélection de photos sous forme d’une petite exposition du photographe Firas Abdullah, journaliste reporter Syrien.

Alain Régnier a souhaité présenter ces photos, il nous explique pourquoi :

“Au delà de la guerre, du chaos, il y a souvent les chemins de l’exil. Au nom du droit international et de nos valeurs, nous devons prendre part à l’accueil de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants en France. Ces photos sont un témoignage puissant de l’horreur mais aussi de la vie à travers le sourire de ces enfants. Pour ceux qui nous rejoignent, il faut tout reconstruire”.

Né a Douma en Ghouta orientale, Firas Abdullah est aujourd’hui réfugié en France. Il a 26 ans. Avant de trouver refuge dans notre pays, il a tenter de suivre une formation d’ingénieur à l’Université de Damas où il s’est inscrit en 2013, mais il a dû renoncer très vite car même avant le siège de la ville, les accès à l’université étaient impossibles.

Il s’est alors dédié au photo-journalisme qui était pour lui une échappatoire de liberté d’expression, un temps.

Aujourd’hui à travers ses photos, mais aussi ses mots, il témoigne :

“Jusqu’en 2011, la phrase que j’entendais le plus souvent était : « Tais-toi, les murs ont des oreilles ! ». Si quelqu’un exprimait un quelconque désaccord avec le régime ou émettait la moindre opinion contradictoire avec celui-ci, il risquait l’emprisonnement et la torture – parfois mortelle. Nous, nous rêvions d’un avenir meilleur pour la jeunesse, sans dictature. Quand la Révolution a commencé, j’ai senti que je pouvais enfin respirer librement, dire ce que je voulais quand je voulais. Chaque fois que nous allions à des manifestations, les forces du régime ouvraient le feu sur nous et faisaient de nombreuses victimes. Contrairement à d’autres, j’ai eu de la chance. J’ai filmé et pris des photos des manifestations. Malgré la brutalité de sa répression, le régime n’est pas arrivé à stopper ce soulèvement. […] De tout cela il ne me reste maintenant que des souvenirs… et quelques photos que je partage ici avec vous.”

Découvrez une sélection de photos dans la galerie ci-dessous :

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