Volont’R, le grand programme de service civique pour et avec les réfugiés imaginé par le Délégué Interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (Diair) Alain Régnier, a fêté son premier anniversaire en février dernier au Musée National de l’Histoire de l’Immigration. C’est l’occasion de brosser le portrait de ce projet audacieux, ainsi que celui de quelques-uns de ses bénéficiaires.

La dynamique Volont’R

Volont’R est né avec la création de la DIAIR (Délégation Interministérielle à l’Accueil et à l’Intégration des Réfugiés) en 2018. Placé sous l’égide de l’Agence du Service Civique, le grand programme a permis à 300 jeunes réfugiés et à plus de 2 000 jeunes citoyens européens de s’engager dans des missions #AuServiceDeTous. En effet, pour Alain Régnier, l’intégration se décline non pas à la voix passive, mais à la voix active, sous le signe de l’engagement dynamique dans la société française.

Quatre associations ont ainsi été subventionnées par la DIAIR pour proposer, tout au long de l’année 2019, des missions de service civique adaptées à des jeunes réfugiés, avec notamment des cours de Français Langue Étrangère, des ateliers d’insertion professionnelle et la construction d’un projet d’avenir.

Unis-Cité, la Ligue de l’enseignement, Concordia et Solidarités-Jeunesses ont déployé leur savoir-faire en matière d’accompagnement pour permettre à ces jeunes réfugiés de bénéficier d’un service civique sur-mesure et de surmonter, grâce notamment à des partenariats ingénieux, des obstacles tels l’accès au logement ou à la langue.

Confinés, mais engagés 

Les capacités d’adaptation de ces associations ont été rapidement mises à l’épreuve par l’arrivée du confinement qui, un mois après les célébrations du premier anniversaire de Volont’R, a profondément modifié les missions de service civique des jeunes réfugiés.

Fort heureusement, l’Agence du Service Civique a immédiatement pris la décision salutaire de maintenir les indemnités des jeunes (qui s’élèvent à 470€/mois). Fortes de cette décision et de la visibilité qu’elle leur donnait, les associations ont promptement réaménagé la configuration de leurs missions. Souplesse et adaptation ont été les maîtres-mots en cette période inédite et les structures ont rivalisé d’ingéniosité pour inventer des services civiques confinés.

Ainsi, Unis-Cité a mobilisé ses réfugiés maîtrisant le français pour en faire des relais de l’information diffusée par l’État. De même, certains jeunes ont été sollicités par la DIAIR pour contribuer à la traduction du site réfugiés.info qu’elle a lancé en novembre dernier pour permettre aux réfugiés et à leurs aidants d’accéder à de l’information fiable, accessible et traduite.

La flexibilité des différentes structures a permis à une nouvelle forme de solidarité de se faire jour : une solidarité distancielle, virtuelle, mais qui n’en demeure pas moins sincère et réelle.

Toujours Volont’R en 2020

Soucieux de mener ses actions au plus près des territoires, le Préfet Régnier a décidé, pour 2020, de laisser aux régions le soin de sélectionner les projets d’accompagnement de volontaires réfugiés en service civique. L’ambition demeure la même : promouvoir l’intégration par le don de soi, permettre aux réfugiés de donner autant que de recevoir, leur proposer l’inclusion pour combattre l’exclusion.

Avec Volont’R, certains jeunes ont trouvé dans leur mission de service civique de véritables vocations, d’autres ont simplement découvert les vertus de l’engagement. Tous s’accordent cependant pour qualifier leur expérience de « tournant » dans leur parcours d’intégration.

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