L’édition 2020 de l’Agora, c’est dans deux jours ! En raison du contexte sanitaire, la rencontre nationale annuelle des acteurs de l’accueil et de l’intégration des réfugiés se déroulera cette année en visioconférence.

Pour sa troisième édition, l’Agora propose à l’ensemble des participants de réfléchir autour du thème : « Le territoire, clef d’une intégration réussie ».

Depuis sa création en 2018, la Diair s’attache à travailler de concert avec les territoires, acteurs clés de l’intégration. Explication du Préfet Alain Régnier, Délégué interministériel.

 

Qu’est-ce qui vous a incité à créer l’Agora ?

“Il y a trois ans, si j’ai décidé avec mon équipe de créer cet événement, c’est avant tout pour dégager un moment privilégié d’échange entre les acteurs publics, privés et associatifs. Ainsi, notre laboratoire d’innovation publique, le Lab’R, a organisé la première l’Agora, qui a permis d’identifier les thématiques des fabriques mises en place l’année suivante.

Nous avons choisi d’organiser l’Agora annuellement, afin de l’inscrire comme un moment d’échange et de partage incontournable pour l’ensemble des acteurs et penser, ensemble, la politique d’accueil et d’intégration des réfugiés.

 

Pourquoi une Agora centrée sur les territoires en 2020 ?

Depuis sa création, la Diair travaille très étroitement avec les collectivités territoriales, et il m’apparaissait pertinent de faire un point après 3 ans d’action.
En effet, les acteurs locaux jouent un rôle central dans l’intégration ; c’est au sein des territoires que s’installent les personnes réfugiées et qu’elles créent et développent leur quotidien de vie. Je suis d’ailleurs entouré d’une Conseillère « territoires et initiatives » qui m’appuie dans le développement de partenariats avec les collectivités territoriales et s’assure de déployer nos politiques au plus proches des bénéficiaires.

 

Concrètement, comment s’effectue cette co-construction avec les acteurs locaux ?

La Diair étant une délégation interministérielle, elle coordonne les actions des acteurs publics, privés et associatifs. Elle se doit donc d’avoir des mécanismes efficaces et proches du terrain.

C’est pour cette raison que, dès 2019, il a été proposé aux élus locaux de signer des contrats territoriaux d’accueil et d’intégration des réfugiés (CTAIR). A ce jour, 11 métropoles ont répondu à l’appel et se sont engagées dans la démarche de la contractualisation, avec un diagnostic fin du territoire. La priorité reste d’élargir le nombre de métropoles engagées qui devrait dépasser la quinzaine d’ici fin 2021.
Pour enrichir ce travail, les équipes de la Diair se rendent très régulièrement sur le terrain et privilégient un contact direct et privilégié avec les acteurs locaux.

 

La crise sanitaire a-t-elle compromis ce travail décentralisé ?

Nous avons dû nous adapter, oui. Reporter des déplacements, instaurer le télétravail, former l’ensemble des équipes au numérique etc ; tout cela s’est fait dans un délai très court et grâce à la motivation de nos collaborateurs et partenaires institutionnels et associatifs.

Nous souhaitions avant tout penser aux bénéficiaires et les accompagner dans leurs parcours. De la traduction des fiches COVID en des dizaines de langues à l’utilisation systématique de la visioconférence, nous avons fait notre possible pour garantir la continuité d’un service public plus que nécessaire.

Les déplacements dans les territoires ont repris dès la rentrée 2020, et nous sommes désormais armés pour poursuivre ce travail avec les acteurs locaux quelle que soit l’évolution du contexte sanitaire.

 

L’Agora 2020, toujours un moment de partage malgré ces contraintes sanitaires ?

Bien sûr, je l’espère !

La Journée Mondiale du Réfugié 2020 s’est déroulée en virtuel et fut une journée riche d’échanges, je ne doute pas qu’il en sera de même pour l’Agora !

Il ne vous reste d’ailleurs plus que quelques heures pour vous inscrire.”