Dans le cadre de la mission confiée par le Premier ministre depuis sa nomination, le délégué interministériel à l’accueil et l’intégration des réfugiés est chargé des opérations d’accueil humanitaires d’urgence.

Un premier accueil des PCRL en 2018

En 2018, le délégué a assuré l’accueil de la troisième étape du rapatriement des personnels civils de recrutement local (PCRL), les interprètes et employés afghans qui ont travaillé aux côtés des forces combattantes. Soit 281 personnes, en incluant leurs familles, protégées par la France.

Accueil et prise en charge des Agents de droit local au printemps 2021

Au printemps 2021, le délégué a reçu la mission d’organiser l’accueil en France et la prise en charge des agents de droit local, personnels afghans employés par les différentes institutions françaises présentes à Kaboul : Ambassade de France, Institut Français ou encore la Délégation archéologique française d’Afghanistan.

Cette opération d’accueil a été organisée entre mai et juillet 2021. Sept vols commerciaux, en transit par Dubaï, ont permis l’accueil et la prise en charge en France de plus de 620 personnes, dont une grande partie d’enfants, représentant 152 familles.

Mission Apagan : évacuation des afghans et français à Kaboul

Par la suite, dès le 13 août 2021, le délégué a été de nouveau sollicité par le Gouvernement pour assurer l’organisation de l’accueil des Afghans, rapatriés dans le cadre du pont aérien mis en place par les pays de la coalition de l’OTAN présents dans le pays.

Une cellule interministérielle de crise a été activée le 16 août 2021 sous l’autorité du Premier ministre, en lien avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le Ministère des Armées, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère des Solidarités et de la Santé et la Préfecture en charge des aéroports, pour assurer les meilleures conditions d’accueil des personnes à leur arrivée en France.

La mobilisation d’une grande diversité d’acteurs pour faciliter l’accueil

L’équipe de la Diair composée du délégué interministériel Alain Régnier, de Jérôme Medelli, directeur de cabinet, de Camille Zalmanski, responsable des projets Afghanistan, de Rohullah Sidiquillah, interprète, et de Clotilde Giner, conseillère scientifique, a ainsi travaillé de concert avec la Direction générale des étrangers en France (DGEF), l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (Ofii), la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), l’Agence Régionale de Santé (ARS) Ile-de-France, le SAMU 93, le Ministère des Armées et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour faciliter l’accueil de ces ressortissants #afghans, dans le respect des consignes sanitaires.

Clotilde Giner

Clotilde Giner, conseillère scientifique

Camille Zalmanski

Camille Zalmanski, responsable des projets Afghanistan

De nombreux acteurs associatifs ont été mobilisés rapidement sur cette opération et ont pris en charge les personnes à leur arrivée à Roissy : Groupe SOS – Ysos, France terre d’asile, Coallia, France Horizon, Aurore, La Croix-Rouge française, Forum réfugiés – Cosi, Adoma (Groupe CDC Habitat), Habitat & Humanisme, Entraide Pierre Valdo, Viltaïs, CeCler et Foyer Notre Dame, Equalis, CASP, Emmaüs Solidarités. L’association Unis cité a également été mobilisée lors de l’opération ADL: des volontaires afghans et français en Service civique ont contribué à l’accueil à Roissy, par des missions de traduction et de support logistique sur place. Suite à leur évacuation, les familles ont été hébergées à la fois en Ile-de-France mais également dans différentes villes de France (Orléans, Rouen, Strasbourg, Tours, Clermont, etc). Les chiffres clés de l’opération APAGAN :

  • 13 jours
  • 16 vols
  • Plus de 2500 personnes prises en charge
  • 14 associations mobilisées

Un dispositif d’accueil pour les ressortissants

L’accueil des ressortissants étrangers suit un schéma comprenant les différentes étapes suivantes, mobilisant divers intervenants sollicités:

  • Des tests de dépistage COVID-19 effectués sur tous les passagers par l’ARS Ile-de-France et le SAMU;
  • Un contrôle des documents d’immigration et un visa de 15 jours réalisé par la Police aux Frontières ;
  • Une quarantaine de 10 jours obligatoire dans un lieu hébergement géré par les opérateurs associatifs 
  • Un suivi psychologique a été systématiquement proposé aux ressortissants afghans dans les centres d’hébergements ;
  • Un accompagnement administratif  individualisé par les opérateurs associatifs ;
  • Une vaccination contre la COVID-19 sera proposée.

Et maintenant ?

Sur le long terme, la Diair poursuit le travail de coordination avec l’ensemble des acteurs et assure le suivi de toutes les situations. C’est d’ailleurs ce qui explique les différentes visites de la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa dans les lieux d’hébergement, en présence du délégué interministériel, Alain Régnier, notamment dans la Sarthe le 3 Septembre 2021, afin de rencontrer les personnes accueillies et prises en charge par l’association Adoma.

“J’ai échangé avec ces femmes, universitaires Afghanes francophiles, militantes des droits des femmes, qui ont tout quitté pour sauver leur vie. La France répond présente pour accueillir ces combattantes de la liberté avec dignité” Marlène Schiappa

Dans cette même logique, le Délégué interministériel était en déplacement le mercredi 8 septembre 2021 à Nanterre, sur le lieu d’hébergement géré par Emmaüs Solidarité afin de rencontrer et d’échanger avec les ressortissants afghans.

“En compagnie du Préfet Laurent Hottiaux et de Patrick Jarry Maire de la ville de Nanterre, nous avons répondu aux questions mais nous avons surtout réfléchi à des solutions pour prendre en compte leurs besoins et anticiper leur intégration” précise le Préfet Régnier.

De nombreux Afghans souhaitent s’installer durablement sur le territoire national et sont donc accompagnés matériellement et administrativement dans leurs démarches et le dépôt de leur demande d’asile, par la mobilisation des opérateurs. De nombreuses municipalités se sont par ailleurs engagées à accueillir les personnes arrivées dans le cadre de la Mission Apagan. À ce jour, on dénombre ainsi plus d’une trentaine de collectivités territoriales, dont certaines sont parties prenantes du programme Territoire d’Intégration porté par la DIAIR et la DGEF. Dans chaque région, les préfets ont engagé un travail avec les élus afin de définir les modalités des partenariats de moyen/long terme qui permettront de faciliter l’intégration durable des personnes, tant sur le plan du logement, de la formation que de leur accès au marché de l’emploi. En France, l’improbable destin de neuf enfants afghans évacués sans leurs parents – TV5Monde Afghanistan : comment s’organise l’accueil des réfugiés en France ? – France Bleu

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